19 novembre 2004
Qui je suis ?
identité
visage
nom, prénom
adresse
date
et lieu de naissance
âge, taille, poids
sexe
profession
situation familiale
et
mot de passe ?
carte d'identité
bel objet
mais ne me demandez pas
qui je suis
ni de me définir
je ne me connais pas
j'ai interrogé les miroirs
et les regards des autres
et j'ai vu le regard imbécile
d'un homme qui se regarde
obstinément
avec l'espoir de se connaître
dans vos yeux je ne me suis pas trouvé
mais vous, vous seulement
vous, mêlés à moi.
14 novembre 2004
Des mots...
Je vous écris avec vos propres mots, avant
que la nuit ne revienne.
ma main est folle
ma tête est paresseuse
et vice versa
car ma tête et ma main
ne font qu'un.
13 novembre 2004
Des mots...
Il t'aura fallu longtemps pour comprendre que tu n'étais qu'un spectateur de ta vie.
Tu croyais décider, vouloir, et tu ne voyais pas à quel point tout cela t'échappait.
Seule la grande liberté des mots t'intriguait. D'où venaient-ils ? Que signifiaient-ils ?
Qu'attendaient-ils de toi ces mots ?
Par eux rattaché au grand Tout, tu t'écarquillais la tête pour mieux les entendre.
C'était croyais-tu, ta seule participation au mouvement universel.
12 novembre 2004
Dans l'enfer des mots circulent comme du feu sur la langue.
Les cris intérieurs appellent le silence.
Ecoutez-moi !
C'est sans importance.
Mais taisez-vous !
Que les mots se taisent pour écouter.
Brouhaha des pensées.
Appel du silence.
La petite voix veut se faire entendre.
Rappel au calme, à la raison.
09 novembre 2004
Je suis sec comme un nid de coucous avant la pluie.
Ecoutez-moi !
( façon de parler, bien sûr ) (ce n'est pas un ordre)
(considérez plutôt cela comme une pensée automatique).
D'aprés Byron Katie, nos pensées seraient notre unique source de souffrance...
Je ne sais qu'en penser même si l'idée est séduisante.
Qui connait cette dame ?
Ses théories sont assez dérangeantes, non ?
08 novembre 2004
PRIMO...il faut savoir commencer, et ne pas donner l'impression qu'on a rien à dire...
Mais écoutez-moi !
Ecoutez-moi ? Je ne sais pas pourquoi, d'ailleurs...
Ecoutez-moi !
Suivi d'un grand silence...comme si cet Ecoutez-moi s'adressait davantage à moi même, pour faire cesser le brouhaha des pensées...
Serait-ce le silence qui parle ?